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 Putain de ville...

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Saria
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MessageSujet: Putain de ville...   Mer 26 Sep - 23:49

" Putain de ville... Y a jamais rien d'ouvert ici ou quoi ? "

Saria Brando se tenait, quelque peu énervée, devant la vitrine de l'agence "Méga-appart ~ le meilleur endroit pour... Trouver un appart' !" et, évidemment, ladite agence était fermée (c'est pour ça qu'elle était énervée, bien, vous suivez).

" Pourquoi c'est toujours quand je viens que tout décide de fermer ? "

Il ne vint pas à l'esprit de la scientifique à l'esprit encore embrumé des équations qu'elle avait passé son temps à résoudre ces trois derniers jours dans sa chambre d'hôtel que le fait qu'il était 23h30 et qu'on était en plein jour férié ET un dimanche pouvait excuser la fermeture provisoire des magasins, restaurants et agences immobilières.

" Je vais faire comment, moi, si je trouve pas d'appart ? Fait chier, j'ai plus de place dans ma chambre d'hôtel miteuse (et beaucoup trop chère) ! "

Cherchant par tous les moyens à s'infiltrer dans le bâtiment où se trouvait l'agence, la jeune femme commença par toquer discrètement à la porte, avant d'enchaîner par des coups toujours discrets mais un peu plus forts puis, en ayant marre, elle décida d'y aller au bazooka.

Saria était docteur en physique, pas ingénieur ou architecte ; elle n'avait donc qu'une très vague idée de la façon dont un bâtiment était construit, et encore moins des diverses techniques mises en oeuvre pour faire tenir ledit bâtiment debout, elle ne connaissait -entre autres- pas la notion de "mur porteur" et fut donc assez étonnée de voir la bâtisse en face d'elle s'écrouler comme un vulgaire château de carte une fois sa façade explosée par une roquette.


* Bon, ben, j'espère qu'il y a d'autres agences du genre dans c'te putain de ville parce que sinon, je suis condamnée à rester nomade pendant un bout de temps... Ça met combien de temps pour être reconstruit un immeuble de cette taille, au fait ? *

Ce soir là, les habitants du quartier s'endormirent, terrorisés à l'idée qu'une folle armée d'un bazooka s'amusait à détruire les buildings qui passaient à sa portée

[HRPG : Laissez Miyoko répondre en premier avant de débarquer :3 ]
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Miyoko
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MessageSujet: Re: Putain de ville...   Jeu 27 Sep - 0:14

Ce soir-là, vers onze heure, alors que Miyoko vaquait à ses occupations habituelles (qui devaient sans doute être de pirater un quelconque système informatique pour se tenir au courant des améliorations au niveau de la sécurité de ce côté là), elle entendit un grand "BAOUM" dans une rue pas tellement loin de son appartement.

Penchant la tête vers la fenêtre , elle ne remarqua rien, ce n'était donc sans doute pas dans la rue juste en dessous, ce qui voulait donc dire que l'attaque avait été assez conséquente.

* Les Devils qui attaquent à 23 heure ? Pas courant ça... *

Se précipitant vers la sortie, elle descendit quatre à quatre les marches pour se rendre aussi vite que possible sur place, toujours en se demandant pourquoi ses alliés avaient prévu une attaque à cette heure... Il n'y avait pourtant pas tant de monde à l'extérieure à pareille heure ! Or, eux voulaient tuer du monde, non ? Arrivant dans la rue, elle observa rapidement de tous côtés, mais personne.

* P't être l'autre gamine qui disait que les Devils devaient être discrets ? *

Même en songeant à ça, niveau discrétion, lancer une attaque qui faisait un boucan monstre, ce n'était pas vraiment ce que l'on pouvait faire de mieux... Enfin, ça faisait du bruit, beaucoup de monde devait sans doute être penché à sa fenêtre à regarder ce qu'il se passait, même dans le cas où d'autres gens mourraient sous leurs yeux. Les humains en général manquaient cruellement de courage !

Elle finit par arriver dans une rue plutôt commerçante : beaucoup de magasins et autres bâtiments du genre et très peu d'habitations.

* Moui, encore, ça pourrait être discret en faisant preuve d'énormément d’imagination... *

Observant de loin les lieux, elle remarqua que "l'attaque" avait eu lieu à un endroit fermé, il n'y avait donc, même avant l'explosion, pas la moindre âme qui vive.

* Je veux bien tenter de chercher, mais là, leur logique m'échappe vraiment... *

Avançant avec une discrétion non-Devilienne (d'après elle), elle approcha de l'agent immobilier détruit, cessant de réfléchir aux raisons plus ou moins farfelues qui donnaient envie à ses allies de détruire à ce genre d'endroit, peut être l'un d'eux avait-il eu un problème pour trouver l'appartement de ses rêves ? Elle n'en avait au fond rien à faire. Ainsi, elle finit par remarquer ce qui semblait être une tignasse sombre, étrangement, aucun Devil ne correspondait à la description.

Observant autour d'elle, une idée lui vint : rien de bien élaboré, certes, mais l'effet voulu pourrait très bien se produire. Ainsi, armée du terriblement maléfique petit caillou qui traînait comme par hasard au sol, elle détruit... Enfin elle fit faire un "ploc" à la poubelle la plus proche de la jeune femme face à elle.


* C'est un truc de gamin, ça marchera jamais ce truc, faudrait être complètement con pour se retourn... *

Mais ça avait marché ! L'inconnue avait tourné la tête ! Un bref instant, certes, mais c'était largement suffisant pour Miyoko pour la reconnaître.


* Mais qu'est-ce qu'elle fiche ici ?! *

C'était mauvais. Très mauvais. Elle. Ici. Impossible.

La propriétaire du quadrant prit alors un autre angle de vue, le tout sans se faire voir. Une fois ceci fait, elle retenta la super technique de la mort ultime : lancer un nouveau caillou sur une autre poubelle.


* Une fois, okay, mais deux, elle est quand même pas si... *

Mais si, l'expérience marcha à nouveau. Tournant l'aiguille de son cadran sur le chiffre cinq, Miyoko murmura très faiblement :

" Quinque ! "

Avant de se placer derrière Saria, celle-ci put sentir la lame d'un couteau sous sa gorge, évidemment, son bazooka n'était plus dans sa main.

" Hey ! Saria ! Ça fait un bail ! " lança-t-elle d'une voix joyeuse.

Elle laissa alors quelques secondes pour que la scientifique reprenne ses esprits quelques instants avant d'achever :

" T'es venue, c'est cool ! Tu voulais me voir, avoue ? Maintenant que c'est fait, ça te dirais pas de... Dégager gentiment ? Aller, pour faire plaisir à une vieille amie ! Et j'insiste ! "
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Saria
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MessageSujet: Re: Putain de ville...   Sam 29 Sep - 0:45

Ruines et dévastation, un doux sentiment de destruction et de mort se faisait sentir sortant des restes fumants et calcinés de l'ex-immeuble.
Au milieu de ce carnage se tenait Saria, son bazooka à la main.


* Bon, je vais sans doute me faire rechercher par les poulets pour serial-vandalisme, en plus ça ne m'a avancé à rien... Mais bon, ça restait quand même super fun ! *

La jeune trou-de-verologue décida alors de retourner à sa chambre d'hôtel pour y téléphoner à la police et dénoncer quelqu'un d'autre pour l'explosion du building, sans doute un passant qui aurait eu le malheur de prononcer son nom à la portée de l'oreille de la délatrice.

C'est alors qu'un caillou sorti de nul part fonça droit sur une poubelle miraculeusement restée debout au milieu des ruines et déclara solennellement :


Spoiler:
 

" PLOC ! "

* PLOC ? *

Voilà bien un son que la scientifique ne s'attendait pas à entendre, pourquoi diable un caillou se mettrait-il à sauter sauvagement sur l'un des derniers vestiges de civilisation encore debout dans la carcasse du bâtiment et, plus important encore, pourquoi déciderait-il de hurler à qui voulait l'entendre un "PLOC !" sonore et fort peu courtois ?

" re-PLOC ! "

* re-PLOC ? *

Que se passait-il donc ? Tous les cailloux avaient-ils décidé de ploquer en chœur ? Quel manque de respect pour les honnêtes gens ! De quel droit de vulgaires cailloux s'autorisaient-ils à faire "PLOC !" sans en aviser personne ? Et avec récidive en plus !

" Blurf... "

Saria ne put réprimer une exclamation de surprise étouffée... Bah par son étouffement lorsqu'une étrange créature jaillit d'une ruelle adjacente dans l'angle mort de la doctoresse avant de plaquer (sans la moindre délicatesse) un couteau fort bien aiguisé sous le cou de la jeune femme qui ne comprenait rien à ce qui se passait.

* Keuwa ? Une sous-merde de voleur de bas-étage ? Taaaaain, les habitants de cette ville sont vraiment attardés de s'attaquer à une fille armée d'un... Mon bazooka ?! Où qu'il est ?! *

" Hey ! Saria ! Ça fait un bail ! " dit une voix à son oreille d'un ton si joyeux qu'il était difficile de croire que ladite voix appartenait à la chose qui avait sauvagement sauté sur Saria sans autre forme de procès.

* 'Tain, je la connais cette voix ! *

" T'es venue, c'est cool ! Tu voulais me voir, avoue ? Maintenant que c'est fait, ça te dirais pas de... Dégager gentiment ? Aller, pour faire plaisir à une vieille amie ! Et j'insiste ! " Poursuivit la voix d'un ton tout aussi enjoué et bien plus flippant.

* Une vieille amie... Et cette voix... Cette putain de voix... Pourquoi elle veut que je "dégage gentiment" ? Qui c'est cette fille ? Et surtout, OÚ EST MON BAZOOKA ? *

L'érudite déglutit lentement comme elle le faisait toujours pour se calmer et sentit la lame s'enfoncer d'un ou deux millimètres dans sa peau lorsque sa glotte se souleva pour laisser passer le flot salivaire.

* Bon, première étape, rester zen ANGE NOIR ! et ne pas paniquer, ça, c'est bon. Deuxième étape, convaincre la malade derrière moi de rester zen et de ne pas paniquer, ça, c'est mal barré mais je peux toujours essayer. *

" Euh, vous avez eu des problèmes récemment ? Si vous voulez, on peut en parler, ça pourrait vous faire du bien, et je ne dis pas ça parce que j'ai une lame de quinze centimètre plaquée sur ma trachée. "

En réponse, la fameuse "lame de quinze centimètres" s'enfonça encore un peu dans la peau de la cartésienne jeune femme.

" Okay, okay, on n'en parle pas, je voulais juste vous aider moi. "

* Elle va pas se laisser calmer aussi facilement, c'est pas une simple junkie en plein délire à cause du manque et prête à tout pour trouver de quoi se payer sa dose... On aurait pourtant dit, au premier abord. Là, il ne reste plus qu'une seule façon de la faire me lâcher. Putain, il fait mal son couteau... Je crois que je vais devoir la déstabiliser, lui donner une réponse à laquelle elle ne s'attend pas, si ça la surprend assez, elle me lâchera peut-être, bon, dire un truc inattendu, n'importe quoi ! *

" Le participe passé s'accorde en genre et en nombre avec le sujet s'il est placé avant le... Aïe, ça fait mal ! "

* Mais elle a des nerfs en acier, l'autre tarée ? Okay, la psycho à deux balles ne marche pas, la technique de déstabilisation de l'adversaire du ninja ultime v2.0 ne marche pas non plus, il ne me reste qu'une seule solution... *

" Écoute, si tu ne me relâche pas, tu le regretteras ! "

Saria se rendit compte sans trop de problèmes de l'inefficacité totale de sa technique mais n'abandonna pas pour autant sa dernière carte :

" Tu sais, tu y perdrais plus que tu n'y gagnerais. "

* Si elle veut que je dégage de Tomo au point de m'attaquer en pleine rue, c'est qu'elle doit avoir ses raisons, sa façon de toujours rester impassible dans une putain de poker-face montre qu'elle est pas du genre à agir sur un coup de tête, je ne vois que deux possibilités : soit c'est une tueuse en série psychotique et dans ce cas là, je suis morte d'avance ; soit elle obéit à des raisons logiques et purement cartésiennes : elle ne me veut pas de mal en soi, elle m'attaque par intérêt et, par conséquent, ma seule option est de lui prouver que me planter un putain de couteau de merde en travers de la gorge n'est pas dans son intérêt. *

Après avoir prouvé au monde entier que la légende du "quand on est en danger on réfléchit super-vite" était fondée, l'intellectuelle décida de prouver une seconde chose : c'est pas parce qu'on a une bonne idée qu'on arrive forcément à la mettre en pratique :

" Pourquoi tu crois que je suis venue dans cette ville paumée ? J'ai ce que tu cherches. "

* Taaaain, ce coup de bluff a approximativement une chance sur trop tout plein de marcheeeeer ! Je vais creveeeeeer ! *
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Miyoko
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MessageSujet: Re: Putain de ville...   Sam 29 Sep - 6:39

" Euh, vous avez eu des problèmes récemment ? Si vous voulez, on peut en parler, ça pourrait vous faire du bien, et je ne dis pas ça parce que j'ai une lame de quinze centimètre plaquée sur ma trachée. "

Ainsi, la scientifique voulait tenter de se sauver ? Pauvre petite qui ignorait que Miyoko avait la ferme intention d'en finir avec elle. Une légère pression sur le "couteau" avait réussi à le faire comprendre.

" Okay, okay, on n'en parle pas, je voulais juste vous aider moi. "

* Donc, elle veut bien que je la tue, gentille la Saria ! *

" Le participe passé s'accorde en genre et en nombre avec le sujet s'il est placé avant le... Aïe, ça fait mal ! "

Et comme à chaque réplique, la propriétaire du cadran exerça une nouvelle pression sur le couteau, comme par réflexe. Après avoir réfléchi quelques instants, elle jeta un rapide regard au visage de Saria, lui permettant ainsi de la voir, mais surtout, d'observer elle-même si la doctoresse avait toujours la tête sur les épaules.

* Non, j'ai pas trop enfoncé le couteau pourtant, elle a encore toute sa tête... *

Elle réfléchit un instant, puis, se rappela que sa prisonnière travaillait avec bon nombre d'imbéciles du côté du gouvernement.

* Ouais... Bon... On va pas chercher plus loin après une explication, elle a dû être pistonnée après un triple échec au collège... *

" Écoute, si tu ne me relâche pas, tu le regretteras ! "

Ne cherchant même plus à savoir ce que disait la scientifique, Miyoko resta de marbre, mais non pas pour savoir les éventuelles raisons du regret, juste pour avoir une nouvelle occasion de "rigoler".

" Pourquoi tu crois que je suis venue dans cette ville paumée ? J'ai ce que tu cherches. "

* Je l'sentais ! *

Elle éloigna de quelques millimètres à peine le couteau avant de demander :

" C'est... C'est vrai... "

Elle tourna à nouveau son visage vers Saria, les yeux plein d'étoile, demandant :

" Tu l'as vraiment avec toi ? Tu... Tu l'as ? "

Un grand sourire, elle termina par un :

" T'as déjà apporté ton futur acte de décès ? "

Elle eut alors un petit rire cristalin, remettant son couteau à sa position originelle. Sans savoir vraiment pourquoi, Saria put constater que son corps refusait de lui obéir, le moindre mouvement devenant alors impossible pour elle.

" On a pas pu beaucoup se côtoyer par le passé, pas vrai ma p'tite Saria ? "

Le couteau s'enfonça alors d'avantage dans la gorge de la physicienne.

" Quel dommage, n'est-ce pas ? "

Déjà, le sang commençait à colorer la lame, la trou-de-verologue pouvait le sentir couler le long de son cou, doucement.

" T'aurais vraiment dû rester chez toi, hein ? "

Et ainsi, le couteau atteint presque le seuil critique, laissant librement suinter le liquide rougeoyant.

" Ta gorge te fait mal ? J'vais arranger ça ! "

Et le coup final vint, rapide, direct, Saria pouvait sentir la lame glacée du couteau pénétrer dans sa gorge comme dans du saucisson, elle sentit sa tête lui échapper, glisser lourdement sur le sol avant de le heurter violemment.

Se penchant vers la petite tête toujours consciente.


" Une dernière volonté, ma p'tite Saria ? " lança alors Miyoko dans un petit rire.
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Saria
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MessageSujet: Re: Putain de ville...   Dim 14 Oct - 22:24

Saria avait beau retourner le problème en tous sens, elle avait pu voir que son agresseuse était d'un niveau intellectuel assez élevé pour ne pas tomber dans son piège (c'est à dire que sa violente interlocutrice disposait de plus de 42 points de QI).

" C'est... C'est vrai... Tu l'as vraiment avec toi ? Tu... Tu l'as ? "

Dans des conditions aussi menaçantes, on est prêt à croire n'importe quoi. Voilà pourquoi la physicienne s'était magistralement laissée entuber par l'illusionniste.

* Ouéééééééééé ! *

" T'as déjà apporté ton futur acte de décès ? "

* La sale petite... Je devrais avoir envie de la tuer mais je dois bien avouer que sa réplique déchire... Ça m'énerve encore plus ! *

La foldingue plaqua à nouveau sa lame contre le cou de la trou-de-verologue qui ne vit rien venir, le coup la surprit tant qu'il y eut un temps de flottement durant lequel rien ne se passa. Saria reprit enfin ses esprit et se décida à répondre :

" Bleurgh ! "

L'érudite tenta d'esquisser un geste afin, si pas de s'enfuir, au moins de déstabiliser celle qu'elle considérait désormais comme une menace ; rien à faire : son corps restait comme figé sur place.

" On a pas pu beaucoup se côtoyer par le passé, pas vrai ma p'tite Saria ? "

L'arme à nouveau plaquée contre la trachée de la jeune femme entaillait davantage la blessure naissante.

" Quel dommage, n'est-ce pas ? "

La scientifique sentait la morsure du métal se faire de plus en plus intense, un chaud liquide commençait déjà à couler le long de sa poitrine. Saria était à ce point aveuglée par la peur qu'elle était incapable de ressentir la douleur de l'entaille.

" T'aurais vraiment dû rester chez toi, hein ? "

Plus l'acier s'enfonçait dans sa gorge et plus la doctoresse respirait avec difficulté. La lame atteignait presque sa trachée. Elle savait désormais qu'il ne lui restait plus que quelques brèves secondes à vivre.

" Ta gorge te fait mal ? J'vais arranger ça ! "

Saria se sentit flotter comme dans un rêve. C'était donc ça la mort ?

* Je pense donc je suis ! Et tant pis si la citation est complètement sortie de son contexte ! Je ne peux pas mourir aussi... Bêtement, une mort pareille... Ce serait vraiment trop con de crever sans avoir rien pu faire... *

Puis vint le choc. Le contact de la tête avec le sol. Dur retour à la réalité.

* Ça... Ça y est ? C'est fini ? Si...Vite...? *

Son corps, désormais une masse de chair sans vie, s'écroula lourdement sur le sol. Saria, incapable de penser à quoi que ce soit, ne pouvait pas quitter son corps des yeux. Ni peur ni colère ne troublaient son esprit. Elle se sentait vide et pourtant, rien ne lui manquait. Elle était en dehors de tout. Plus rien ne comptait. Son corps l'obsédait. Elle ne pouvait que le regarder. Le regarder. Encore et toujours, le regarder. Rien d'autre n'avait d'importance. Quoi qu'il arrive elle allait continuer à le regarder.

Le fragile lien établi entre Saria et son corps fut, pour la deuxième fois, brisé par cette mystérieuse femme. La physicienne était, certes, vivante mais, désormais que le lien entre son corps et sa tête, son âme et son coeur, était brisé, elle n'avait plus rien à quoi se raccrocher. Elle était vivante et morte à la fois. Son esprit était comme flottant. Elle sentait que maintenant que le lien qui la rattachait encore au monde n'était plus, elle n'arriverait sans doute jamais à revenir.


" Une dernière volonté, ma p'tite Saria ? " lança l'inconnue dans un rire.

Ce rire... À la fois moqueur et innocent. Ce n'était pas grand chose mais il parvint aux oreilles de Saria. Un simple petit rire d'enfant que l'érudite perçut malgré son état. Plus que l'entendre, elle ressentait ce rire ; toute son âme vibrait au rythme de ce rire. Valse macabre qui parlait directement à son esprit, le rire parvint à faire réagir la femme. Son regard recommença à luire et la scientifique reprit conscience de son environnement.

Arrachée à sa torpeur, Saria n'en fut que plus éveillée, comme si son moment de flottement l'avait dopée. L'idée d'avoir failli perdre la vie, non, d'avoir failli l'abandonner la rendait d'autant plus attachée à celle-ci. Tête sans corps, elle se sentait plus vivante que jamais.

L'érudite était décapitée et pourtant, elle respirait toujours. Il était évident que ce qui lui arrivait n'était pas normal et il ne lui fallut pas longtemps pour identifier la cause de cette "aberration". Si elle pouvait respirer, elle pouvait sans doute parler. La jeune femme lança un regard défiant droit dans les yeux de cette femme qui était plus une énigme qu'une menace. Elle s'apprêtait à ouvrir la bouche lorsqu'elle se souvint.


" Miyoko... Tanashi "

Cette femme impressionait de moins en moins Saria à mesure que la panique faisait place aux interrogations.

Au moins, elle savait que la raison pour laquelle cette "Miyoko" voulait à tout prix la tuer avait un rapport avec leur passé commun aux services secrets.


* Dire que c'est grâce à elle que j'ai découvert Tomodachi, peut-être qu'elle a elle aussi des doutes quant à la nature de ces "troubles" dans la ville. *

Décidément, cette femme était mystérieuse : Saria l'avait d'abord vue comme une junkie, puis comme une menace, une énigme et maintenant, une rivale.

Le cerveau de l'érudite était en ébullition, elle avait du mal à se retenir de poser toutes ces questions à son ex-collègue mais, le simple fait d'avoir prononcé son nom devrait avoir son petit effet, mieux vallait attendre sa réaction.
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Miyoko
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MessageSujet: Re: Putain de ville...   Lun 15 Oct - 21:28

Voir le regard de Saria s'éclairer à nouveau alors que la propriétaire du cadran n'avait pour seule ambition de s'amuser avec sa proie avant de l'achever complètement était un peu comparable à la sensation que procurait le fait de sentir le parfum d'un plat qu'on appréciait particulièrement alors qu'il cuisait à peine, on imaginait d'avance la saveur finale qui allait être de plus délectables. Ainsi, Miyoko s'amusait, simplement, à la façon d'une enfant. Au plus le temps passait, au plus la scientifique semblait retrouver la vie qu'elle venait de perdre, ainsi, sa respiration devint moins mécanique, comme si elle prenait conscience du fait qu'elle respirait. Vivre pour mieux mourir ? Voila qui était une expérience assez intéressante à tester, surtout pas une physicienne qui n'allait même pas voir elle-même le résultat final. En cet instant, la chercheuse avait fait place à son propre sujet d'expérimentation.

" Miyoko... Tanashi... "

Ces simples mots provoquèrent un léger rictus chez la jeune femme, prouvant ainsi par la même occasion qu'elle était totalement indifférente à l'évocation de son nom. Gardant toujours cet air amusé, elle poursuivit par un :

" Tu te souviens de moi on dirait ! C'est bien ma p'tite Saria ! Tu viens de prouver qu'en étant une tête sans corps et en étant proche de la mort, ta mémoire avait encore de la ressource ! J'devrai t'féliciter pour ça, t'en dis quoi ? "

Elle agrippa alors la tête par les cheveux, sans tenir vraiment compte au cri de douleur que poussait la trou-de-verologue, la brandissant fièrement.

Seconde de réflexion.


" Y a jamais d'gamins qui ont voulu se faire un foot' avec ta tête ? Non ? Parce que t'as la tête assez ronde ! Tu sais, le crâne rasé... "

Elle eut alors un petit rire amusé, comme si elle imaginait réellement la scène, l'espace d'un instant, Saria put se croire au beau milieu d'un terrain de football.

" Mais il faut bien avouer que nous sommes de grandes personnes responsables de nos actes au final... "

Retour à la rue.

" Alors... Amusons-nous comme tel ! "

Et ainsi, Saria pouvait voir qu'elle était de nouveau en un seul morceau, sa gorge ne la faisait plus souffrir.

" Sex ! "

La scientifique se sentait alors incapable de bouger, comme précédemment.

" Par contre, tu pourrais p't être me dire ce qui t'amènes ici ? J'avoue que j'ai pas vraiment envie de voir d'autre déchets venir en ces lieux, vois-tu ? "
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Saria
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MessageSujet: Re: Putain de ville...   Jeu 18 Oct - 1:47

Saria observait du coin de l'oeil la réaction de Miyoko (pas facile de regarder droit dans les yeux quand on n'a plus de cou : je le sais, que j'ai déjà essayé) et il est inutile de dire que la réaction de son ex-collègue fut des plus surprenantes : un simple sourire moqueur, bientôt suivi d'une réplique tout aussi moqueuse.

" Tu te souviens de moi on dirait ! C'est bien ma p'tite Saria ! Tu viens de prouver qu'en étant une tête sans corps et en étant proche de la mort, ta mémoire avait encore de la ressource ! J'devrai t'féliciter pour ça, t'en dis quoi ? "

* 'Tain, mais c'est qu'elle me trolle, l'autre tarée ! *

L'instant d'après, Saria vit sa rivale s'accroupir et, sans même avoir le temps de comprendre ce qu'il lui arrivait, l'érudite se sentit arrachée au sol et ne put retenir un petit cri, plus de surprise que de réelle douleur.

La scientifique resta ainsi suspendue pendant une ou deux secondes avant que son adversaire ne décide de demander comme s'il s'agissait d'une question existentielle :


" Y a jamais d'gamins qui ont voulu se faire un foot' avec ta tête ? Non ? Parce que t'as la tête assez ronde ! Tu sais, le crâne rasé... "

La rue dans laquelle se trouvaient les deux opposantes sembla se troubler. L'espace d'un instant, Saria crut discerner les contours d'un terrain de football.

" Mais il faut bien avouer que nous sommes de grandes personnes responsables de nos actes au final... "

Comme s'il obéissait aux paroles de l'illusionniste, le terrain se dissipa pour laisser place aux sombres rues endormies de Tomodachi.

" Alors... Amusons-nous comme tel ! "

L'incompréhensible tortionnaire ne défiait ni ne menanaçait Saria, tout juste sa phrase était elle une sorte d'invitation.

Saria n'osait imaginer à quel autre jeu sadique Miyoko l'invitait.

Sans même que la physicienne ne puisse dire à quel moment le changement s'était produit, elle s'était retrouvée à nouveau en un seul morceau.

Une fois l'instant de "Putain qu'est-ce qu'il m'est arrivé" passé, Saria, en bonne cartésienne qu'elle était, se mit à établir diverses hypothèse sur le " Okay, j'ai pigé ce qu'il s'est passé mais comment elle a fait ça ? "


* J'ai beau retourner la question dans tous les sens, l'hypothèse la plus probable reste quand même que ma tête n'a jamais été coupée. Maintenant la question est : "Comment a-t-elle fait pour me faire croire à une décapitation ?" De l'hypnose ? Peut-être, mais ce serait impressionnant d'hypnotiser quelqu'un sans même qu'il le remarque... Une chose est sûre en tout cas : quelque soit sa technique, elle est dangereusement cheatée ! *

" Sex ! "

Saria voulut esquisser un mouvement en direction de son interlocutrice mais se sentit comme retenue, pas vraiment paralysée, plutôt entravée par des sortes de fils attachés à ses membres.

* Qu'est-ce qu'elle me fait encore, celle-là ?
Bon, si je ne me suis pas trompée, théoriquement, ces sortes de fils invisibles n'existent pas réellement... Je crois...
*

" Par contre, tu pourrais p't être me dire ce qui t'amènes ici ? J'avoue que j'ai pas vraiment envie de voir d'autre déchets venir en ces lieux, vois-tu ? "

* Quoi ? Elle veut juste savoir ça ? Et c'était si compliqué de demander ? J'ai cru remarquer que les habitants de cette ville pensaient avec leur flingue, mais il y a des limites... *

Saria était sur le point de révéler les raisons et les circonstances de sa présence mais se ravisa au dernier moment.

* J'imagine déjà le tableau : " Je suis venue ici pour les mêmes raisons que toi ce qui fait qu'on est rivales et je n'ai personne pour essayer de me venger si je meurs. "
" Okay, crève ! "
Il vaudrait peut être mieux que je lui raconte une histoire à la con qui lui donnerait envie de ne pas me zigouiller, ou au moins de me donner un sursis...
*

Prenant une grande inspiration, la mythomane en herbe déclara sur un ton aussi détendu qu'un sumo en train de faire le funambule au dessus d'un volcan au bord de l'éruption :

" Je... On a découvert pas mal de trucs pas nets sur cette ville, le gouvernement m'a envoyée ici en éclaireur et compte bien envoyer toutes ses troupes si jamais nos soupçons s'avèrent vrais, on a pas mal d'expériences à faire sur ce lieu et il est fort probable que ça doive se faire au détriment des habitants, toi y compris... Ah, au fait, une dernière chose : si je n'envoie pas un compte-rendu toutes les 24h, on débarque. Tu vois où je veux en venir ? "
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Miyoko
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MessageSujet: Re: Putain de ville...   Jeu 18 Oct - 18:27

En entendant la réponse de la scientifique, le visage de Miyoko se mit à changer du tout au tout, son air amusé laissait place à une inquiétude omniprésente. Surprise, elle recula d'un pas, ce que disait Saria semblait impossible à ses yeux.

" Tu... "

De nouveau, hésitante, elle recula, son regard était vide, comme perdu.

" Saria... Tu... Tu... "

Tombant à genoux, elle enfouit son visage dans ses mains, laissant échapper un bruit de pleurs.

Quelques secondes passèrent, la trou-de-verologue devait sans doute être interloquée par pareille réaction de la part de la propriétaire du cadran, au même instant, cette dernière se décida à se relever doucement, chancelante, elle approcha de son ex-collègue.

" Saria... "

Levant la tête d'un coup avec un grand sourire aux lèvres, elle éclata de rire avant de lancer un :

" Si tu savais à quel point j'adore jouer avec toi ! A chaque fois c'est pareil : tu marches pas, tu cours, tu sprintes même ! "

Reprenant un air plus sérieux, elle poursuivit par un :


" Tu pensais quand même pas m'avoir avec un truc aussi ridicule ? Ces "trucs pas nets" comme tu dis font partie de mon service, tu vois, là où je bossais ! Le dossier sur Tomodachi, lui, c'est moi-même qui rédigé... Et puis jamais le gouvernement n'aurait les moyens de s'attaquer à une ville contenant un tel potentiel magique ! Une personne dans une ville paumée, c'est faisable, mais un endroit où la majorité des gens ont ne serais-ce qu'un don... "

Levant les yeux au ciel, elle ajouta :

" Raaalala ! Tu n'es vraiment pas très futée, pas vrai ma p'tite Saria ? "

Se rapprochant de son adversaire, une lueur dorée parcourut ses yeux l'espace d'une seconde.

" Maintenant fini de jouer pour toi, d'accord ? "

Miyoko leva alors sa main droite, ce qui eut l'effet de faire faire la même chose à Saria.

" Tu veux que j'te montre ce qu'il va t'arriver si tu te décides pas à rapidement causer ? "

Elle fit alors une pichenette dans le vide et, comme suivant le mouvement de l'index de la jeune femme, celui de la trou-de-verologue se retourna d'un coup.

" Et je peux recommencer avec chacun de tes membres, tu ferais donc mieux de te magner sous peine de ne pas avoir une mort rapide... N'est-ce pas ma p'tite Saria ? "
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Putain de ville...
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